Notre gamme d’hydrofuges de masse a été spécialement étudiée pour lutter contre le phénomène des remontées capillaires. Injectés dans les murs humides, ils créent durablement une barrière contre l’humidité, asséchant et assainissant les murs traités.
Anti remontées capillaires - Traitement de l’humidité ascensionnelle
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Hydrofuge mur PRO JET anti remontées capillaires
Référence : PJ – 25l / 5l
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Hydrofuge aqueux anti humidité ascensionnelle mur PRO JET Aq
Référence : PJ-AQ – 25l / 5l
2 résultats affichésTrié par prix croissant
FAQ · CONSEILS TECHNIQUES PELICOAT
FAQ Applicateurs Professionnels — Gamme Traitements Anti-Remontées Capillaires PELICOAT
30 ans d'expérience terrain au service des professionnels de l'assainissement des maçonneries et de la restauration du bâti ancien.
Comment être certain qu'il s'agit bien de remontées capillaires avant d'engager un chantier d'injection ?
Avant tout traitement, il est indispensable d'établir un diagnostic précis. L'humidité constatée dans un mur peut avoir six origines distinctes, que nous apprenons à nos applicateurs à toujours passer en revue : les intempéries (pluie battante qui rejaillit sur le mur, effet du vent), la condensation (air intérieur chargé en humidité, mauvaise aération, température insuffisante), les fuites accidentelles (canalisation, toiture, évacuations), l'eau de construction (résiduelle des mortiers et enduits récents, qui doit s'évacuer par simple évaporation), les remontées capillaires proprement dites, et l'humidité des murs enterrés, qui combine souvent remontée capillaire et infiltration latérale. Confondre, ou omettre l'une de ces causes avec une remontée capillaire conduit à un chantier d'injection inutile.
Pour confirmer une remontée capillaire, mesurez à l'hygromètre en plusieurs points et à plusieurs hauteurs. La migration d'eau par capillarité se caractérise par un taux d'humidité qui décroît progressivement de bas en haut, jusqu'à atteindre sa valeur d'équilibre entre 1 et 1,5 mètre. Notre retour de chantier : méfiez-vous des enduits anciens chargés en sels, qui restent hygroscopiques et peuvent afficher des zones humides même après un traitement parfaitement efficace — un point que nous détaillons plus loin, à propos de la préparation du support. Prenez toujours le temps de mesurer avant de chiffrer.
PRO JET ou PRO JET AQ : quel traitement selon le chantier ?
Les deux produits assurent la même fonction — créer par injection une barrière étanche dans l'épaisseur du mur pour bloquer les remontées capillaires — et partagent d'ailleurs les mêmes bénéfices annoncés sur nos fiches techniques : ils neutralisent les sels au niveau de la barrière d'assèchement, consolident le mur par réaction, et le laissent respirer. La différence se joue sur le type de chimie, et donc sur la manipulation chantier. PRO JET est une résine poly-siloxane en phase solvant, à pH neutre, et sensiblement odorante — mais elle reste un liquide inflammable, à manier avec les précautions dues à un solvant, en particulier dans les espaces mal ventilés. PRO JET AQ est une solution aqueuse dont l’actif est le siliconate méthyle de potassium. Il est sans odeur, et développe son pouvoir hydrofuge par réaction avec le CO2 de l'air contenue dans le matériau — Mais c'est un produit corrosif, fortement alcalin, qui impose une protection renforcée du visage et des yeux et des mains.
Sur un site occupé, en intérieur ou en espace peu ventilé (cave habitée, école en activité), PRO JET AQ évite tout risque d'inflammabilité et toute nuisance olfactive. Sur un chantier extérieur, ou lorsque vous manipulez déjà des produits solvantés sur le reste du chantier, PRO JET s'intègre souvent plus simplement dans votre organisation. Un point de vigilance propre à PRO JET : la moindre trace d'eau dans le produit ou dans votre matériel d'injection amorce immédiatement sa polymérisation, qui devient trouble puis gélatineuse — gardez donc vos bidons et votre pompe parfaitement secs si vous choisissez cette version.
Quel protocole de forage respecter pour garantir une barrière continue ?
Le protocole commun aux deux solutions : trous de 10 à 12 mm de diamètre, forés dans le joint horizontal le plus proche du sol, espacés d'environ 10 cm, sur une profondeur atteignant les deux tiers de l'épaisseur du mur. L'intervention est possible depuis l'intérieur comme depuis l'extérieur selon l'accessibilité du chantier.
Notre fiche technique PRO JET AQ précise deux points que nous recommandons d'appliquer par principe, quel que soit le produit utilisé : incliner légèrement les trous vers le bas, d'environ 15°, pour favoriser une bonne diffusion, et ne jamais percer trop de trous d'avance pour éviter toute communication accidentelle entre orifices voisins avant l'injection. Soufflez systématiquement chaque puits d’injection avant d'y injecter le produit, pour en évacuer la poussière de forage. Sur un mur irrégulier en moellons, la distance entre orifices peut monter jusqu'à 25 cm selon les joints rencontrés — la continuité de la barrière prime toujours sur la régularité visuelle du forage.
Mur épais, mur enterré, mur mitoyen : le protocole change-t-il selon la configuration du bâti ?
Oui, et c'est un point que beaucoup d'applicateurs découvrant la gamme n'anticipent pas suffisamment sur leur premier chantier. Sur un mur de plus de 90 cm d'épaisseur, le forage peut se faire d'un seul côté ou des deux côtés selon l'accessibilité — inutile de forcer un forage traversant depuis une seule face sur un mur très épais. Sur un mur partiellement enterré sur plus de 30 cm de hauteur, la barrière horizontale classique en bas de mur ne suffit pas : il faut, en complément, saturer en masse la partie du mur en contact avec les terres, en forant en quinconce tous les 25 cm en hauteur et en largeur, à raison de 6 litres de produit par m² et par tranche de 10 cm d'épaisseur.
Sur un mur traité en mitoyenneté avec un mur non traité, prévoyez une barrière verticale de liaison entre les deux, avec un forage tous les 10 à 15 cm, pour empêcher l'humidité de contourner la barrière horizontale par le mur voisin. Enfin, sur un mur intérieur avec cave ou vide ventilé sous-jacent, la zone de blocage peut être réalisée à plusieurs niveaux différents selon la zone à protéger : choisissez toujours le niveau le plus bas possible en fonction de l'accessibilité et du niveau des terres extérieures, pour intercepter la remontée le plus tôt possible.
Quelle quantité de produit prévoir, et comment détecter un problème en cours d'injection ?
L'injection s'effectue à basse pression, entre 2 et 8 kg/cm², au pistolet équipé d'un compteur de passage, à raison de 1,5 à 2 litres de produit par mètre linéaire pour 10 cm d'épaisseur de mur, répartis sur environ 9 orifices par mètre linéaire. Voici les repères que nous donnons à nos applicateurs pour chiffrer précisément : 1,50 L/mL pour un mur de 10 cm (0,2 L/trou), 3,00 L/mL pour 20 cm (0,4 L/trou), 4,50 L/mL pour 30 cm (0,5 L/trou), 6,00 L/mL pour 40 cm (0,7 L/trou), jusqu'à 9,00 L/mL pour 60 cm (1 L/trou). Pour un mur de 43 cm par exemple, comptez environ 6,45 L par mètre linéaire, soit 0,7 L par orifice.
L'injection doit toujours être lente et contrôlée à la vanne — c'est d'ailleurs votre meilleur indicateur de terrain : une injection anormalement rapide doit vous alerter sur la présence d'une cavité dans le mur. Dans ce cas, arrêtez et doublez la dose dans les deux orifices voisins plutôt que de forcer l'orifice qui se vide trop vite. Pensez à absorber tout excès de produit qui coule sur le mur ou le sol, pour éviter des dépôts blancs difficiles à éliminer ensuite — et sur PRO JET en phase solvant, gardez à l'esprit que le produit dégrade l’enrobé : protégez systématiquement les surfaces en pied de mur.
Combien de temps avant que la barrière soit efficace, et combien de temps avant que le mur soit sec ?
Il faut bien distinguer deux échéances. La barrière anti-remontée devient opérationnelle 72 heures après l'injection: à ce stade, le phénomène de capillarité est bloqué. Le séchage complet du mur, lui, demande de 6 à 18 mois selon l'épaisseur, la nature des matériaux, le taux d'humidité initial et les conditions ambiantes du chantier.
C'est un point essentiel à expliquer au client final dès le devis, avant même le début du chantier : le traitement fonctionne dès les premiers jours, mais le mur restera visuellement humide plusieurs mois, parfois plus d'un an sur un mur épais très chargé en eau. Avec cette explication donnée en amont, le client ne s’inquiète pas en constatant que son mur n'est pas sec à la réception du chantier et ne remet pas en cause la qualité du travail réalisé, alors que le traitement se déroule normalement.
Faut-il retirer l'enduit existant avant de traiter, et peut-on ré-enduire immédiatement après ?
Avant l'injection, nous recommandons de dégager le mobilier et les tapis, de déposer si nécessaire les plinthes et radiateurs, et surtout d'éliminer l'enduit existant sur toute la hauteur de la zone humide. Ce n'est pas une précaution accessoire : cela permet de bien repérer les joints pour un forage précis, d'accélérer le séchage du mur, et d'éliminer la partie de l'enduit la plus chargée en sels. À défaut, cet enduit contaminé risque de se décoller pendant le séchage — et surtout, les sels qu'il contient le rendent très hygroscopique : il continuera d'afficher des zones humides dès que l'air ambiant sera chargé en humidité, même une fois la remontée capillaire totalement bloquée.
Pour la finition, ne ré-enduisez jamais immédiatement : le mur doit d'abord amorcer sa phase de séchage et d'évacuation des sels résiduels. Privilégiez systématiquement un enduit d'assainissement respirant plutôt qu'un enduit ciment étanche, qui piégerait l'humidité et les sels restants derrière lui et provoquerait un nouveau désordre en quelques mois.
Le mur va-t-il continuer à afficher des traces d'humidité ou de salpêtre après le traitement ?
Oui, pendant un certain temps, et il faut le préciser au client pour éviter toute inquiétude infondée. Deux phénomènes bien distincts se superposent souvent après un traitement pourtant parfaitement réalisé. D'une part, le séchage complet du mur prend plusieurs mois, comme expliqué plus haut. D'autre part, si l'enduit d'origine chargé en sels n'a pas été éliminé avant traitement, il reste hygroscopique et continue d'afficher des zones humides localisées dès que le taux d'humidité de l'air ambiant est élevé — et ce, même lorsque la remontée capillaire est totalement bloquée en profondeur. C'est l'une des confusions les plus fréquentes sur ce type de chantier : le client observe une tache humide et conclut hâtivement que le traitement a échoué.
La bonne pratique reste de brosser à sec les efflorescences au fur et à mesure de leur apparition, sans jamais laver à l'eau — un lavage redissout les sels et les fait simplement remigrer localement par capillarité —, et de patienter jusqu'à stabilisation avant d'envisager la finition définitive.
Vos produits d'injection sont-ils adaptés aux maçonneries anciennes ?
Oui : le procédé PRO JET a été conçu pour s'appliquer aux constructions en maçonnerie anciennes comme neuves, quelle que soit l'épaisseur des parois, et les deux versions sont formulées pour ne pas dénaturer l'aspect des supports. Sur les moellons anciens et les maçonneries à joints creux ou irréguliers, adaptez l'espacement du forage — jusqu'à 25 cm entre orifices dans les joints — plutôt que de forcer un maillage régulier de 10 cm qui ne correspond pas toujours à la réalité du bâti.
Quelles précautions et EPI respecter selon le produit utilisé ?
PRO JET dégage des vapeurs inflammables : aucune flamme ni source d'ignition à proximité, interdiction de fumer, ventilation assurée pendant l'application, gants, lunettes et vêtements de protection. Un risque moins connu mais bien réel sur ce type de produit fluide : le danger par aspiration en cas d'ingestion accidentelle. Ne jamais amorcer une pompe ou un tuyau à la bouche. Pensez aussi à la mise à la terre de votre matériel lors des transvasements, pour éviter toute accumulation de charges électrostatiques.
PRO JET AQ, fortement alcalin, est corrosif : il provoque des brûlures cutanées et des lésions oculaires graves en cas de contact. Protection du visage et des yeux impérative, gants résistants aux produits alcalins, rinçage abondant et immédiat à l'eau en cas de projection. Dans tous les cas, ne mélangez jamais nos produits entre eux, ou avec d’autres produits. Nettoyez votre pompe d'injection chaque jour à l'eau claire pour éviter tout dépôt ou grippage, et consultez systématiquement la fiche de données de sécurité (FDS) avant intervention.



